Cession de condition de grâce par Jeanne Galliczon, 1602

Voici encore une Galliczon, qui est de la branche de l’Oriaie. En effet, Renée Quetier, ici donnée belle-mère de Pierre Quentin, était l’épouse de Pierre Galliczon de l’Oriaie.
Je vous laisse découvrir vous-même les liens, car s’agissant d’une cession de condition de grâce on est bien entendu en famille.

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E36 – Voici la retranscription de l’acte : Le vendredi 14 juin 1602 après midy, en la court du roy notre sire Angers endroit (Jean Chevrollier notaire Angers) personnellement establye Jehanne Galliczon femme et espouze de noble homme Me René Michel sieur de la Roche Maillet, authorisée à la poursuite de ses droictz demeurante en ceste ville d’Angers paroisse de Saint Maurille,

    cette Jeanne Galliczon épouse de René Michel est manifestement de la branche de l’Oriaie

soubzmettant etc confesse avoir vendu quicté ceddé délaissé et transporté et encores vend quicte à honorable homme Me Pierre Quentin sieur de la Vildeloye ? demeurant en ceste fille d’Angers paroisse de Saint Maurice ad ce présent stipulant et acceptant la grace et faculté de recoucer et rémérer la prée de la Chappelle vendue par défunt Me Louys Fayau sieur de la Miletoyre audit Quentin, au nom et comme procureur de deffuncte honorable femme Renée Quetier belle-mère dudit Quentin pour la somme de 200 escuz sol par contrat passé par nous notaire le 2 mars 1595 o condition de grace qui encores dure par le moyen de la prolongation qui en auroit esté faite audit défunt Fayau par ledit Quentin le 25 janvier 1600 … etc…

    Jeanne Galliczon signe avec l’orthographe GALLICZON

    Je n’ai pas lue et identifiée la sieurie de Fayau correctement. Mais merci de comprendre que l’identification des noms propres relève chaque jour pour moi de la prouesse…

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Présentation à la chapelle de la Visitation, desservie en l’église Saint Maurille d’Angers, 1603

Voici une présentation à la chapelenie de la Visitation, qui fut manifestement disputée, car je trouve deux actes différents, le second semblant infirmer le premier.

CHAPELLENIE. s.f. Chapelle. Bénéfice d’un Chapelain. (Dict.de L’Académie française, 4th Edition, 1762)

Je vous ai mis la définition, pour rappeler aux non-initiés, que le terme chapelle n’est pas seulement un bâtiment de culte, c’est aussi le bénéfice d’un chapelain, qu’on peut aussi appeler chapellenie. Etant sans murs, elle est en fait un service de messes, desservi dans une église bien définie.
Ce bénéfice ecclésiastique a été crée par une fondation, et généralement, les bénéficiaires seront ultérieurement toujours pris dans la lignée la plus directe des fondateurs. Nous découvrons ici que parfois la présentation à une chapellenie était une affaire délicate.
Manifestement les fondateurs de cette chapelle furent les Du Moulinet, qui font au moins, au vue de mes trouvailles à ce jour :

    Marguerite Du Moulinet qui épouse avant 1515 Pierre Davy, couple dont je descends.
    Suzanne du Moulinet, soeur ou nièce de la précédente, dont descend Jehan Vallin, selon acte de 1577 qui est sur ce blog.

Nous découvrons en effet

Le 9 juin 1603 (il est écrit au haut de l’acte « copie délivrée le 23 avril 1707 ») par devant nous notaire royal à Angers a été présent en sa personne Me René Vallin escolier estudiant à l’université de ceste ville filz de deffunt Me Jehan Vallin vivant sieur Daulent et de dame Perrine Goullay demeurant en la paroisse de St Martin de ceste ville, lequel après avoir entendu la lecture qui luy a esté par nous faicte d’ung acte fait par Me Pierre Simon et René Doeteau notaires royaux à Château-Gontier du sabmedy 7 du présent moys et an, et Me Jehan Pannetyer père et tuteur naturel de Me Guillaume Pannetyer son fils auroit supplié ladite Goullay mère et tutrice naturelle dudit Me René Vaslin de admettre ledit Me Guillaume Pannetyer pour estre pourvu de la chapelle ou chappelainye de la Visitation Notre Dame aliàs monsieur saint Nicolas desservie en l’église monsieur saint Maurille de ceste ville à présent vacante par le décès de feu Me Pierre Gaultyer laquelle Goullay aurait pris de luy de s’enquérir et le lendemain 8 dudit mois audit an ladite Goullay audit nom de mère et tutrice naturelle dudit Me René Vaslin après s’est conseillée auroit nommé ledit Me Guillaume Pannetyer pour tenir ladite chapelle reconnaissant qu’il est du lige et toisse des fondateurs de ladite chapelle, a iceluy René Vallin loué ratiffié et approuvé et par ces présentes loue ratiffie et a pour agréable ladite nomination et présentation et en tant que mestyer est ou seroit, a pour les raisons susdites nommé et présenté ledit Guillaume Pannetyer pour tenyr et jouyr de ladite chapelle et prié les vénérables et discretz chanoines du chapitre dudit saint Maurille de conférer audit Me Guillaume Pannetyer et le recepvoir en la jouissance de ladite chapelle de la Visitation Notre Dame desservie en l’église dudit St Maurille dont audit Panetyer audit nom avons décerné le présent acte pour luy servyr ce que de raison
fait à notre tablyer audit Angers, présent Me Charles Gaudicher et Jacques Baudin demeurant audit Angers tesmoins

Le 16 juin 1603 par davant nous René Moloré notair royal Angers a esté présent Me René Vallin escolier estudiant en l’université de ceste ville fils de defunt Me Jehan Vallin vivant Sr d’Auteil contôleur pour le roy notre sire en l’élection de Château-Gontier et de dame Perrine Goullay, demeurant à présent en la paroisse de saint Maurille de ceste ville, lequel après avoir ouy et entendu la lecture qui luy a esté par nous faicte d’ung acte fait par devant Me Estienne Blanchet notaire apostolique demeurant audit Château-Gontier le 10 de ce mois, contenant que ladite Goullay comme tutrice dudit Vallin, auroit révoqué la présentation qu’elle avait auparavant faicte à Me Guillaume Pannetier de la chapelle et chapelaynie de la visitation notre Dame à monsieur saint Nicolas desservie en l’église monsieur saint Maurille de cette ville et à icelle présentée Me René Joubert clerc escollier estudiant en ladite université fils de Me René Joubert advocat au siège présidial dudit Angers et de deffuncte Louise Davy fille de deffunt Me Pierre Davy vivant advocat audit lieu fils de deffunte Marguerite Du Moulinet comme estant ledit Joubert clerc de la race des fondateurs de ladite chapelle et supplié messieurs les chanoines dudit saint Maurille de confier ladite chapelle audit Joubert, a iceluy Vallin loué ratiffié et approuvé et par ces présentes loue ratiffie et a pour agréable ladite nomination et présentation à ladite chapelle faite par ladite Goullay sa mère audit Joubert et estant que de besoing servir à icelle chapelle présentée audit Joubert et supplie messieurs les chanoines et autres que apartiendra instituer en icelle ledit Joubert si fait n’a esté et iceluy mettre en possession et jouissance d’icelle pour estre ledit Joubert plus proche de la raie et lignée desdits fondateurs
fait audit Angers en notre tablyer en présence de Me Nicolas Destriché et Jacques Baudin praticiens

Jean Galliczon, aliàs Gallichon, sieur de l’Oriaie, héritier Du Château, avant 1547

Voici un acte anodin au premier abord, qui, comme bien d’autres, donne un fil intéressant d’héritage donc de lien.

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5/529 – Voici la retranscription de l’acte : Le 3 janvier 1547 (3 janvier 1548 n.s., devant Oudin notaire royal Angers) sur les différents d’entre Anceau Delanoue naguères chappellain de la chapelle ou chappelenye de notre dame de bonne Foudre desservie en l’église parrochial de Bauné d’une part
et honorable homme maistre Jehan Galliczon licencié es loix déffendeur d’autre, touchant les arréraiges de 40 sols de rente demandoyt ledit Delanoue comme chappellain susdit audit Galliczon comme héritier ou bien tenant de Jehan Du Chasteau ou autrement

    Il doit s’agir de Jehan Du Château, licencié ès loix, avocat en 1460, membre du conseil d’Angers en 1462, lieutenant du Conservatoire des privilèges royaux d’Angers, élu échevin en 1474-1475, lors de la création de la mairie.
    Ce qui met ce Jean Galliczon de l’Oriaie héritier de ce Galliczon sieur d’Azé en Saint-Georges-du-Bois, qui avait épousé avant 1506 Isabeau Du Château.
    Il ne peut s’agir d’un neveu, par succession collatérale, car dans ce cas, il aurait hérité des biens propres aux Galliczon et pas de ceux des Chauveau, dont il ne peut s’agir que d’une succession directe, et selon toutes probabilités, ce Jean Galliczon sieur de l’Oriaie, est fils d’Isabeau Du Château.
    Et ce qui met les Galliczon de l’Oriaie héritiers des précédents.

et sur ce les parties en estoient en procès par devant le juge provostal de ceste ville d’Angers ou les parties auroient produit et depuys seroyt intervenu appel par devant le seneschal d’Anjou et depuys en la court de parlement ou ledit Delanoue disoyt avoir obtenu… estoyent lesdites parties en grande involution de procès pour quoy obvyer paix et amour nourrir entre les parties ont accordé comme s’ensuyt
pour ce est-il que en la court du roy notre sire Angers personnellement estably lesdites parties tous demeurant en ceste ville d’Angers soubzmettant etc confessent etc avoir ce jour d’huy transigé et appoincté et par ces présentes transigent et appoinctent entre eulx sur les procès et différents comme s’ensuyt
c’est à savoir que ledit Dalanoue demandeur s’est délaissé et départy et par ces présentes se délaisse et départ des la demande qu’il fesoyt audit Galliczon tant en principal de ladite rente et arréraiges d’icelle et despens desdits procès … moyennant que ledit Galliczon a promis et promet payer audit Delanoue la somme de 32 escuz sol qu’il a présentement et à veu de nous payée audit Delanoue qui les a euz et receux et dont il se tient a content et bien payé et en a quicté ledit Galliczon ses hoirs et tous procès entre lesdits parties sont et demeurent nulz et assoupiz de leur consentement ledit Delanoue rend et baille audit Galliczon les pièces et exploitz desdits procès …
fait et passé audit Angers ès présence de honorables hommes maistre Adrien Jacquellot Pierre Coustard Jacques Collasseau et Jehan Jouenneaux tous licenciés ès loix demeurant audit Angers tesmoings

La signature est la même que celle vue hier, et il s’agit du même Jean Galiczon sieur de l’Oriaie, qui était encore vivant le 28 avril 1548 comme nous l’avons vu hier. J’ignore pourquoi certains le donnent décédé avant février 1548 ? Serait-ce par défaut de conversion du calendrier qu’il conviendrait alors de lire 9 février 1549 ? pour la sentence rendue contre sa veuve.
A moins, que comme l’avait fait Bernard Mayaud, il ne faille distinguer Jean Galliczon sieur de l’Oriaie de celui qui donnera les Gallichon de Courchamps. Ce Jean Galliczon sieur de l’Oriaie, auteur des Gallichon de l’Oriaie, et dont vous avez vu ces jours-ci au moins 3 actes notariés sur ce blog, est généralement connu actuellement sous le nom de Jean Galliczon sieur du Grand-Azé. Ce qui s’explique par le fait qu’il avait d’abord l’Oriaie, puis avait hérité, sans doute vers la fin de sa vie, du Grand-Azé, qui était bien de la famille Du Château, et au passage, ceci est encore une preuve de son ascendance Du Château, voyez ce qu’en donne C. Port, Dict. du Maine et Loire, 1876 :

le Grand-Azé, commune de Saint-Georges-du-Bois : Azeium, vers 1140 (Cart. 2e de St Serge p.54) – Le Grand Azé Loriais, 1446 (E554) – Le Grand Adzé, 1539 (C105 f°175) – Le Grand-Aszé (Etat Civil) – Fief, avec métairie, tenu à foi et hommage simple de Fontaine-Milon, où il est réuni au 18e siècle – En rendent aveu Jean Du Chasteau, 1446, 1458, Pierre Galisson, mari d’Olive Du Chasteau, 1506, Pierre Poyet, lieutenant-général d’Anjou, 1539, noble homme Pierre Gallichon, mari de Renée Quetier, 1579, René Quetier, 1606, René de Girard 1630

Une chose est certaine encore, Jean Galliczon de l’Oriaie et du Grand-Azé fut le seul avocat au présidial d’Angers porteur du patronyme Galliczon (selon l’ouvrage de Gontard de Launay, les Avocats d’Angers). Or, les actes que je viens de vous livrer, donnent bien Jean Galliczon de l’Oriaie avocat à Angers.

Son épouse Jeanne de Blavou, est manifestement fille d’un avocat, puisque le même ouvrage de Gontard de Launay donnent par moins de 5 avocats portant le nom de Blavou :

    1450 BLAVOU (de) Jean, Sr du Plessis-Florenti, sénéchal de Craon
    1480 BLAVOU (de) Philippe, Sr du Plessis Florentin
    1490 BLAVOU (de) Bernard et Bertrand, frères de Philippe
    1520 BLAVOU (de) Jean
    1530 BLAVOU (de) Pierre

Je retrouve la famille de Blavou, alliée des de Breslay, à Mozé : Voir ma page de Mozé

ATTENTION, MES TRAVAUX ULTERIEURS ATTESTENT QUE CETTE FAMILLE EST DE BLAVOU ET NON DE BLAVON COMME L A ECRIT GONTARD DE LAUNAY, et je viens donc en 2015 de retifier cette page

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Acquêt à rente foncière par Jean Galliczon sieur de l’Oriaie, Angers, 1544

Voici encore un acte concernant Jean Galliczon de l’Oriaie, sur lequel il signe un Z en forme de H faisant Gallichon.

    Voir ma page sur les familles GALLISSON

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5/528 – Voici la retranscription de l’acte : Le 15 janvier 1544 (1545 n.s.) en la court du roy notre sire à Angers endroict par devant nous personnellement establys vénérable et discrete personne missire Jehan Delynaye prêtre demeurant en la paroisse de Saint Georges du Boys comme il dit d’une part,
et honorable homme maistre Jehan Galizon licencié ès loix sieur de Loriaye demeurant en ceste ville d’Angers d’aultre part
soubmectant respectivement lesdites parties l’une vers l’autre eulx leurs hoirs etc confessent etc avoir fait et encores font entre eulx les baillées et prinses à rente comme cy après s’ensuyt c’est assavoir que le dedit Delinaye a baillé quicté ceddé delayssé et transporté et par ces présentes baille cèdde délaisse et transporte des maintenant et à perpétuité à toujours mais audit Galizon qui a prins et accepté prend et accepte audit tiltre de rente pour luy ses hoirs et ayant cause les choses héritaulx et immeubles qui s’ensuyvent scavoir est une pièce de tere appellée Boysbiche contenant icelle pièce de terre 7 journaulx de terre labourable ou environ sise en la paroisse de Saint Georges du Boys … etc…
et est ce fait pour la somme de 12 livres tournois de rente annuelle et perpétuelle le premier terme et poyement commenzant à la Toussaint prochaine etc…
fait et passé à Angers ès présence de maistre Jehan de Champaigné praticien en court laye demeurant es forsbourgs saint Michel du Tertre audit Angers Baltazar Joubert demeurant audit lieu


Jean Galliczon sieur de l’Oriaie sur l’acte du 15 janvier 1545 (n.s.)

Jean Galliczon sieur de l’Oriaie sur l’acte du 3 janvier 1548 (n.s.)

Jean Galliczon de l’Oriaie sur l’acte du 28 avril 1548

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Jean Gallichon, d’Angers, apothicaire à Poitiers, 1545

Décidément on formait beaucoup d’apothicaires en la ville d’Angers au 16e siècle, car en voici un parti à Poitiers. L’acte est intéressant pour ceux qui descendent des Gallichon et Fouquet d’Angers.
Voir ma page sur les apothicaires

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E2 – Voici la retranscription intégrale de l’acte : Le 6 mai 1547 en la court royal d’Angers endroit (Marc Toublanc notaire) personnellement estably maistre Mathurin Dogier notaire royal à Angers demeurant en la paroisse Saint Pierre dudit lieu soubzmetant soy ses hoirs confesse avoir aujourd’huy eu et receu en présence et ad veu de nous des enfants et héritiers de deffuncts Jehan Gallichon Jacques Davy et Guillemyne Gette en leurs vivant demourans à Angers, par les mains de honeste personne Me Jehan Galichon marchant apothicaire demourant à Poictiers qui luy a baillé compté et nombré la somme de 61 livres 8 sols tz par une part, la somme de 50 livres tz par aultre part, desquelles sommes et chacunes d’icelles ledit Dogier s’est tenu et tient à content et bien poyé et en a quicté et quicte lesdits enfants et héritiers desdits deffuncts Galichon, Davy et ladite Gette, lesquelles sommes et chacunes d’icelles ledit Dogier a promis promet doibt et demeure tenu icelles payer rendre et bailler, scavoir est aux Corbeliers (sic) et maitres chappelains de l’église d’Angers ladite somme de 61 livres 8 sols tz pour l’amortissement de la somme de 73 sols 6 deniers tz de rente créée le 5 mars 1531, vendue et constituée par lesdits deffunts Jacques Davy ladite Gette et ledit Dogier et chacun d’eulx seul et pour le tout, et ladite somme de 50 livres tz aux doien et chapitre de saint Lau pour la rescousse et réméré de la somme de 4 livres tz de rente par lesdits deffuncts Davy ladite Gette et sire Franczoys Foucquet marchant demourant à Angers vendue et constituée auxdits de saint Lau, lesquelles rentes et chacune d’icelles ledit Dogier à promis et promet icelles amortir et en tirer et mettre hors lesdits enfants et héritiers desdits déffunctz Davy ladite Gette et ledit Foucquet leurs hoirs et ayant cause et leur en bailler à tous trois quittances d’amortissement vallables ou à l’un d’eulx dedans 3 ans prochainement venant à la peine de tous intérestz ces présentes néanlmoins etc
pendant et durant lequel terme desdits amortissements ledit Dogier sera tenu servir et continuer auxdits Corbeliers et maitres chappelains de ladite église d’Angers et audit chapitre de saint Lau respectivement lesdites renes de 73 sols 6 deniers d’une part et ladite somme de 4 livres tz au jours et termes contenuz ès contrats de vendition desdites rentes et du tout acquiter les enfants et héritiers dudit Foucquet les rendre quites de toutes pertes etc et à ce faire oblige ledit Dogier soy ses hoirs etc renonczant etc foy jugement condemnation etc
fait et passé à Angers en présence de Jehan Drouet marchant apoticaire et Franczoys marchant peletier demeurant Angers tesmoins à ce requis

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Acquet par Jean Gallisson de Loriaie d’une prée à Chambellay, 1548

Voici un vieux GALLICZON : Jean Galliczon sieur de Loriaie acquiert en 1548 une prée à Chambellay de Mathurin de Montalais seigneur de Chambellay, Vernée et Marigné.
Je descends moi-même d’une GALLICZON contemporaine, mais vivant à Armaillé, c’est la raison pour laquelle je m’intéresse aux porteurs de ce patronyme à la même époque, d’autant qu’on observe quelques curiosités orthographiques par la suite chez certains, qui se transforment en GALLICHON.
Voulant en avoir le coeur net, je mettrai sur ce blog les actes que j’ai relevés sur ces familles et les signatures lorsqu’elles existent, afin de voir qui signe GALLICZON.

Chambellay, collection particulière, reproduction interdite
Chambellay, collection particulière, reproduction interdite
    Voir ma page sur Chambellay
    Voir ma page sur les familles GALLISSON

L’acte qui suit est extrait des Archives Départementales du Maine-et-Loire, série 5E5/529 – Voici la retranscription de l’acte : Le 28 avril 1548 en la court du roy notre sire à Angers endroict par davant nous personnellement estably honnorable homme maistre Jehan de Noireux licencié es loix seigneur du Cormier avocad audit Angers tant en son nom privé au au nom et soy faisant fort de noble et puissant messire Mathurin de Montallays chevalier seigneur de Chambelle Vernée et Marigné,
soubzmettant ledit estably esdits noms que dessus et en chacun d’iceulx et tant pour luy que pour ledit seigneur de Chambelle et eulx et ung chacun d’eulx seul et pour le tout sans division de personne biens ne choses leurs hoirs etc confessent etc avoir esdits noms que dessus et en chacun d’iceulx seul et pour le tout sans division comme dit est vendu quicté etc et encores vend quicte etc perpétuellement par héritaige à honnorable homme maistre Jehan Galliczon licencié ès loix seigneur de Loriaye demeurant en ceste ville d’Angers, lequel à ce présent et acceptant a achapté et achapte pour luy ses hoirs etc une pièce de pré vulgairement nommée et appellée la prée de Marigné sise et située en la paroisse dudit Chambellé joignant d’un cousté la rivière de Maine et d’autre cousté et abouctant d’un bout aux terres et prez dudit sieur de Chambellé, abouctant d’autre bout à ung autre pré d’iceluy seigneur appellé le Pré Surdier entre les prez de Remefort et ladite prée vendue, et tout ainsi que icelle prée vendue avec ses appartenances et dépendances se poursuit et comporte et que de tout temps et d’anxienneté elle a esté tenue possédée et exploitée par les seigneurs et détenteurs d’icelle leurs receveur fermiers et entremetteurs sans rien en exepter retenir, tenue dudit Sr de Chambelle à cause de sadite seigneurie de Marigné à 12 denierz tz de cens ou devoir pour toutes charges et devoirs quelconques,
transportant quictant etc ledit vendeur esdits nms que dessus et en chacun d’iceulx audit achapteur à ses hoirs etc lesdites choses vendues comme dit est avecques tous et chacuns les droictz que lesdits de Noereux et Sr de Chambelle et chacun ou l’un d’eulx y avoyent etc
et a esté et est faicte ceste présente vendition pour et moyennant le prix et somme de 70 ducatz six vingtz escuz au marc du sol ung real quatre nobles rose quatre angelotz quatre doubles ducatz et troys ph… (le terme est écrit en abréviation, et je ne trouve que philippe en pièce de monnaie) le tout bon d’or et de poix et cent livres tz monnaye de douzaines bons et du coing du roy notre sire

Propriété des Archives Départementales du Maine-et-Loire. J’ai mis ces lignes pour identification de ces monnaies que je rencontre peu souvent à Angers, même si je rencontre assez souvent des pistoles d’Espagne etc…

ANGELOT. s.m. Sorte de petit fromage qui se fait en Normandie. ANGELOT est aussi une espèce de monnoie qui a eu cours en France sous Philippe de Valois. (Dict. de L’Académie française, 4th Edition, 1762)
ANGELOT, s. m. espece de monnoie qui étoit en usage en France vers l’an 1240, & qui valoit un écu d’or fin ; il y en a eu de divers poids & de diverses valeurs. Ces pieces de monnoie portoient l’image de S. Michel, tenant une épée à la main droite, à la gauche l’écusson de France chargé de trois fleurs-de-lis, & ayant à ses piés un serpent ou dragon. On en voyoit du tems de Louis XI. Il y en a eu d’autres avec la figure d’un Ange qui portoit les écus de France & d’Angleterre, & qu’on croit avoir été frappés sous le regne d’Henri VI. roi d’Angleterre, lorsque ce prince étoit maître de Paris. Ces derniers angelots ne valoient que quinze sous : on sent assez que ces pieces de monnoie tiroient leur nom de l’Ange, dont elles portoient l’empreinte. (G) L’ANGELOT, monnoie d’or d’Angleterre, est fort rare ici ; son poids est de quatre deniers, & son titre de vingt-trois carats & vingt-cinq trente-deuxiemes ; il vaut quinze livres cinq sous trois deniers. L’angelot, monnoie d’argent, est au titre de dix deniers vingt-un grains ; il vaut quatorze sous cinq deniers de France. (Encyclopédie Diderot)

COIN (anc. COING), signifie aussi, Certain morceau de fer trempé, gravé pour marquer de la monnoye, des medailles, de la vaisselle. Le coin du Roy. le coin d’Espagne. faux coin. cette monnoye est à un tel coin. marquée au coin. frappée au coin de &c. vaisselle au coin de Paris &c.(Dict. de L’Académie française, 1th Edition, 1694) COIN, (à la Monnoie) Les coins s’appellent aujourd’hui matrices ou quarrés. Voyez MATRICE. On se servoit de ce terme dans l’ancien monnoyage. (Encyclopédie Diderot)

DUCAT. s.m. Pièce d’or fin, dont la valeur est différente suivant les différens pays. On appelle Or ducat, l’or qui est au titre du Ducat. (Dict. de L’Académie française, 4th Edition, 1762)

PHILIPPE, (Monnoie) ou philippus, monnoie d’or de Flandres, d’un titre assez bas, on la nomme rider en Allemand. Il y a eu aussi des philippus d’argent qui pesent près de six deniers plus que les écus de France, de neuf au marc, mais qui ne prennent de fin que neuf deniers vingt grains. Les philippus d’Espagne, qui ont eu un grand cours en plusieurs villes d’Allemagne, où on les appelloit philippe-thaler, particulierement à Francfort & à Nuremberg, s’y recevoient sur le pié de cent creutzers communs, ou de 82 creutzers de change : c’est ordinairement sur cette espece de monnoie que se réduisoient & s’évaluoient les payemens au commencement de ce siecle. (Encyclopédie Diderot)

    Ne me demandez pas de convertir en livres monnaie étalon, car je n’ai rien compris au total de ces pièces. Je me suis contentée de retranscrire…

    Jean Galliczon de Loriaie signe bien GALLICZON en 1548. Il doit s’agir de celui mentionné par André Sarazin dans l’article « Azé (le Grand) » et Célestin Port et qui aurait (j’ai bien dit « qui aurait ») selon différentes sources épouse soit Jeanne de Blavou soit Jeanne Le Bloy, que je vais tenter d’identifier au mieux à travers d’autres actes notariés, afin d’en avoir le cœur net.

Contre-lettre : Le 11 mai 1548 en la court du roy notre sire à Angers endroict par davant nous personnellement establi noble et puissant messire Mathurin de Montallays chevalier seigneur de Chambellé Vernée et Marigné demeurant audit lieu de Vernée, confesse que le 28 avril dernier passé à sa prière et requeste et pour lui faire plaisir honorable homme maistre Jehan de Noereux licencié ès loix seigneur du Cormier avocad audit Angers et soy faisant fort dudit seigneur estably

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