- Des civilisations l'ont utilisé. Voici celles que
les ethnologues mentionnaient en 1881 :
- Hérodote raconte que les Lyciens se distinguent des autres nations,
car ils portent le nom de leur mère et non pas de leur père, et,
tracent leur généglogie dans la ligne féminine (Clio, 173) .
- Polybe indique la même chose chez les Locriens.
- Les tombes étrusques donnent la généalogie dans la ligne féminine.
- A Athènes, la parenté par les femmes a existé jusqu'au temps de
Cérops.
- Tacite raconte que chez les Germains « les oncles maternels ont
autant d'affection que les pères pour les enfants ; quelques-uns
considèrent même que c'est là le lien le plus sacré et le réfèrent
dans la réquisition des otages »(De Mor. Germ. XX)
- Au royaume des Pictes, jusqu'à la fin du 8e siècle, on ne trouve
aucun fils qui ait succédé à son père (Crania Britannica.)
- Smith aconte qu'en Guinée, quand un homme riche meurt, ses biens,
armes exceptées, passent au fils de sa soeur, parce qu'il est sûr que
son neveu est son parent (Voyage to Guinea, p143).
- Battel mentionne que la ville de Longo et gouvernée par 4 chefs,
fils des soeurs du roi car les fils du roi ne deviennent jamais rois
(Pinkerton, Voyages, XVI, p331) .
- Quatremère rapporte que chez les Nubiens, lorsqu'un roi meurt
laissant un fils et un neveu du côté de sa soeur, ce dernier monte sur
le trône (Mém. Géogr. sur l'Egypte, 1811, p108).
- Caillié observe en Afrique Centrale que la souveraineté reste
toujours dans la même famille, mais le fils ne succède jamais au père
; on choisit un fils de la soeur du roi (Voyages, vol I, p153)
- On retrouve la même coutume chez les Berbères de l'Afrique
Septentrionale (La mère chez certains peuples de l'Antiquité, p45)
- Buchanau dit que chez les Bantar de Tulava les biens d'un homme ne
passent pas à ses propres enfants, mais à ceux de sa soeur (vol III
p16). Sir W. Elliott constate que les peuples de Malabar ont tous
adopté un remarquable usage, celui de transmette les biens par les
femmes seulement. (Trans. Ethn. Soc. 1869, p119). Sir John Richardson
observe la même chose sur l'île de Cook (Boat Journey, vol I, p406) Haut de page
- Carver observe que les Indiens de la Baie d'Hudson portent toujours
le nom de leur mère, même lorsqu'elle se marie plusieurs fois (p378).
Une coutume semblable existait à Haïti, au Mexique, en Australie.
- Mariner constate en Polynésie que la noblesse se transmet par les
femmes (Tonga Islands, vol II, p89)
- Solon permettait le mariage avec les soeurs de père, mais pas avec
les soeurs de mère. Abraham épousa sa soeur de père, Nahor épousa la
fille de son frère, et Amram la soeur de son père.
- La substitution de la parenté mâle à la parenté féminine serait,
selon certains auteurs, une étape importante dans l'évolution des
peuples primitifs et barbares, vers la modernité.
- De nos jours, certaines émissions de télévision tendent à déballer
l'absence génétiquement démontrée de paternité dans la paternité mâle
: le Brésil semble devancer de loin les USA dans ce délire ! Serions
nous indirectement en train de revenir à l'état « primitif » de la
parenté féminine ? Haut
de page
-
- Mes
17 générations de grand-mères sont certifiées (eh oui, messieurs
vous n'êtes surs de rien ! ). Les 16 premières sont le fruit de mon
travail perso (aucune compilation de données !) dans les Archives
notariales et religieuses. Elles sont donc une certitude absolue.
Seule, la 17e, Guidonne Gautier, est compilation de Gontard de Launay
qui n'est fiablequ'à 75%
- Guidonne GAUTIER
- x /1520 François DOUASNEAU Sr de la Chevalerie & de Beauvais
- |
- Renée DOUASNEAU Dame de l’Ecotay
- x /1545 François POISSON Sr des Ecotais †1572 région de
Château-Gontier
- |
- Marie POISSON des Écotais x 8.8.1563 (Ct Aubry Nre
Foumentières, 53)
- Pierre DAVY Sr de la Louetterie, Souvetterie, Boutigné, Grand
Souchay Avocat à Angers
- |
- Louise DAVY †/1604 x Angers (Ct 24.3.1587 Moloré notaire)
- René JOUBERT Sr de la Vacherie Avocat à Angers, syndic des avocats
- |
- Louise JOUBERT °Angers StMaurille 29.4.1588
- x 11.11.1607 (Ct Angers) René MAUGARS Sr de la Grandinyère Avocat à
Angers
- |
- Perrine MAUGARS †Cuillé 17.12.1680 x Cuillé 27.8.1626
- Pierre HUNAULT °StAignan-sur-Roë 3.7.1605 Fermier de diverses
terres, dont Montbouan (35)
- |
- Charlotte HUNAULT °Saint-Aignan-sur-Roë (53) 28.9.1627
†Pouancé (49) 29.10.1702
- x Angers StMichelduTertre 5.7.1645 René HIRET Avocat à Angers
- |
- Geneviève HIRET °Angers StMichelduTertre 18.3.1648 †Pouancé
14.9.1692
- x Senonnes (53) 21.7.1676 Pierre PLANTÉ °Pouancé 25.12.1643 †idem
23.8.1708 Avocat à Pouancé
- |
- Renée PLANTÉ °Pouancé 4.6.1690 †idem 25.11.1748
- x Chazé-Henry 18.6.1714 René-Léon MARCHANDYE Sr de la Grandmaison
Bailli de Pouancé
- |
- Françoise MARCHANDYE °Pouancé 6.9.1723
- x Pouancé la Madeleine 8.7.1749 Jacques JALLOT Sr de la Chouanière
Marchand tanneur
- |
- Renée-Perrine JALLOT °Saint-Michel-du-Bois 11.8.1763 x
StMichel-du-Bois 2.9.1783
- François-Marie JALLOT °Saint-Michel-du-Bois 20.11.1760 Marchand
tanneur
- |
- Marie-Elisabeth JALLOT °23.2.1786 †Noëllet 1.2.1823 x
Armaillé (49) 17.11.1807
- René-Guillaume JALLOT du Verger °Noëllet 8.4.1784 †20.5.1844 la
Croix, maire de Noëllet
- |
- Joséphine-Flavie JALLOT °Noëllet(49) 15.12.1822 †Segré
30.12.190
- x -Esprit-Victor GUILLOT °Gené(49) 23.4.1814 Maire de Gené.
Marchand fermier
- |
- Aimée-Alexandrine GUILLOT °Gené(49) 14.12.1855 †Nantes
21.6.1922 x Segré(49) 22.11.1881
- Charles AUDINEAU °Clisson 12.4.1853 †Nantes 2.10.1909 boulanger rue
Contrescarpe Nantes
- |
- Aimée AUDINEAU °Nantes 28.8.1886 Ma grand-mère maternelle
- x Nantes 6.5.1908 Edouard GUILLOUARD Quincailler en gros à Nantes
- |
- maman
- |
- odile Halbert
-
- Elles savent toutes signer. Elles ont toutes eu des domestiques
avant 1950
- Maman est la première génération de femme à travailler.
- Ma préférée est Charlotte.
-
- portrait de femmes :
Charlotte Hunault
Stéphane Bern, journaliste des grands de ce monde,
raconte cette jeune princesse russe surprise au début du 20e siècle
pleurant sous l'escalier le jour de ces noces.
Charlotte a 17 ans et vit à la maison seigneuriale du Montbouan paroisse
de Moutiers (près Rennes) évêché de Bretagne en 1645 lorsqu'on la marie à
un veuf, avocat à Angers. Elle va faire à cheval 143 km avec son père,
pour aborder Angers par la signature du contrat de mariage, ou seule femme
face à une légion de vieux messieurs tous lointains parents, elle signe
sans qu'on lui demande son avis. Haut
de page
- contraception
: Le pommier était connu pour protéger les Normandes de la
grossesse. Il leur suffisait de s'allonger dessous. Ah, que de
jolies choses, les pommiers normands pouraient raconter !!!
Mais les pommiers restent muets, c'est bien connu ! Qu'à cela
ne tienne, la statistique, invention du 20e siècle, les fait parler.
Elle constate que le Calvados battait sous l'Ancien Régime tous les
records de naissances illégitimes en France.
-
- Le 10.10.1712 Catherine Niel, mineure de 21 ans,
demeurant à StClément lieu de StAndré, assistée de Mathurine
Gaigneux femme de François Bouratau sa tante demeurant audit
StAndré, assistée de n.h. Claude Merlet Sr du Plessis demeurant à
Plancouet évêché de StBrieuc, a déclarée qu’elle est grosse depuis 2
mois et demi du fait d’un jeune homme passant
dont elle ne sait le nom ni la demeure et qu’il eut jouisance
d’elle sous promesse qu’il l’épouserait et que depuis elle
ne sait ce qu’il est devenu. Ladite Niel déclare faire la présente
pour obéir aux déclarations du roi et mettre son honneur à couvert…
et déclare qu’elle n’est pas grosse du fait de
Me Charles Thebaud employé aux Devoirs, quoiqu’en ait fait courir
le bruit, mais qu’elle est seulement grosse dudit particulier
passant. Fait chez Me Michel Bourgoin à Nantes StDonatien,
au rapport de Lepeletier notaire royal, en présence de Jan Hamon Sr
de Richelieu demeurant à Rennes (AD44-4E2/1405 ). Traduction
: Charles Thebaud a bien payé, de la main à la main, Catherine
et sa tante, pour se faire dédouaner. Haut
de page
-
- Le 21.2.1766 Jacquine Thibault fille âgée de 20
ans de †Mathurin vivant tonnelier et de Marie Gressin décédés tous
deux à Champteussé, servante domestique à l’auberge ou pend pour
enseigne le Lion d’or grande Rue au Lion d’Angers, et ce depuis le
28 juillet dernier et auparavant servante domestique à la métairie
de la Basse Ailée à Chambellay, a déclaré que le nommé vulgairement
appellé Michel Gaigneux Md de lin et de
poupée à la Ferrière aurait profité de la faiblesse de son sexe et
de son peu d’esprit estant logé audit lion d’Or, l’aurait vue
charnellement une fois dont elle croit être enceinte depuis
environ 6 mois, pouquoi elle a fait la présente déclaration pour
satisfaire aux ordonnances et lui servir et valoir ce que de raison,
aux protestations de se pourvir contre ledit Michaud pour leur
réparation dommages et intérêts, et pour être chargé de l’enfant
dont elle croit être enceinte depuis environ 6 mois comme étant de
ses œuvres ensemble des frais de gézine (AD49-5E12/18 Garnier nre
royal Lion d’Angers) Traduction :
le client de l'hôtel a usé de la domestique. Cet hôtel a été
tenu par mes ancêtres Delahaye pendant des générations, et je
découvre qu'on y fournissait tout ! Haut
de page
-
- Le 3.8.1765 Marie Quenieux, fille
illégitime de père et mère, 24 ans, servante
domestique à l’auberge ou pend pour enseigne le Lion au
Lion d’Angers depuis la StJean et auparavant à l’Isle Briand, a
déclaré que Jullien Gabillard aussi garçon domestique
du sieur Claude Cheuré Md tanneur au Lion et auparavant la StJean
domestique à l’Isle Briand, l’aurait vu
charnellement pendant environ 18 mois sans aucun prétexte de
mariage et est devenue enceinte, pourquoi elle a fait la
pésente déclaration pour satisfaire aux ordonnances, pour en faire
valoir ce que de raison, et à l’égard de la charge de l’enfant dont
elle est enceinte depuis environ 6 mois, elle
a composé avec ledit Gabillard à la somme de 60 L tant pour
l’enfant dont elle est enceinte que pour les frais de gézinne
(AD49-5E12/17 Garnier nre royal Lion d’Angers) Haut
de page
-
- Depuis le 1er janvier 2005 en France, les
parents peuvent donner à leur enfant "soit le nom du père, soit
le nom de la mère". Ils pourront également donner à leur
enfant "leurs deux noms accolés suivant l'ordre qu'ils ont choisi
et dans la limite d'un seul nom de famille pour chacun d'eux".
En cas de désaccord entre les parents, est-il précisé, l'enfant "prend
le nom du père". Le nom donné au premier enfant est ensuite "valable
pour tous les autres enfants communs du couple".
- Décret n° 2004-1159 du 29 octobre 2004 portant application de la
loi n° 2002-304 du 4 mars 2002 modifiée relative au nom de famille
et modifiant diverses dispositions relatives à l'état civil
- Article 19 : Dans tous les textes de nature réglementaire,
les mots : « nom(s) patronymique(s) » sont remplacés par les mots :
« nom(s) de famille »
- Ainsi le patronyme a vécu ! c'est tans mieux !
- Et dire qu'il y a des généalogistes pour avoir crié au scandale
! parce que, emberlificotés dans leurs logiciels, ils n'ont rien
compris à la filiation !
- Seules les femmes peuvent transmettre, car seules les femmes
donnent une ascendance sure.