arquebusiers en Anjou   O. Halbert, tous droits réservés  
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arquebusiers d'Anjou | assassinats | armes dans les inventaires   Contrat de mariage de Pierre Bleiberg, arquebusier Allemand de Zülich, à Angers, 1643
 
L'arquebuse, la plus ancienne arme à feu, apparaît au début du 16e siècle. L'arquebusier, soldat armé d'une arquebuse, ou bourgeois de la compagnie formée pour l'exercice du tir de l'arquebuse, est aussi celui qui fabrique l'arquebuse. Ce dernier, au fil des nouveautés, devient fabriquant d'armes à feu, encore appellé "armurier". Puis la fabrication des armes est regroupée dans des manufactures royales, et il devient alors simple marchand d'armes.
Je recherche l'origine des arquebusiers Audineau de Chemillé et Poyet de Segré. Et je cherche un répertoire historique et biographique international des arquebusiers de 1400 à 1900 a été réalisé par le Danois Johan Støckel en 1943 et un projet de mise à jour (3 volumes) aurait été entrepris vers 1972 sans que je retrouve de nouvelles.

arquebusiers en Anjou

«Le 14.4.1628 Pierre Morice natif d’Alençon étant harquebusier de profession, demeurant en la paroisse de la Magdelaine de Segré, auparavant de la prétendue religion réformée, a suivant le mandement à nous décerné de nosseigneurs de l’église d’Angers le siège épiscopal, abjuré son hérésie publiquement avec toutes solennités en tel cas requises et fait profession de la foy catholique apostolique et romaine par devant nous curé dudit lieu de la Magdelaine soussigné en présence des tesmoings cy-après dénommés et reçu de nous curé susdit les cérémonies du saint Sacrement de baptême, fut parrain h.h. Maurice Girardière et marraine h. femme Catherine Bodard femme de h.h. François Revers chirurgien, le tout en présence de Pierre Gasert curé de StAubin du Pavoil, Denys Suyter curé de SteGemmes, Jean Levenier chapelain de SteGemmes, Mathurin Poirier notre vicaire, Françoys Dubiez curé de StSauveur de Segray, Me André Constantin sieur de la Percaudière, Me Louys Regnard, Me Françoys Gerbé et plusieurs autres » ( in registre paroissial de Segré)

Audineau à Chemillé (512 Ko)                Poyet à Segré (247 Ko)

 

1 arquebusier fabricant Brulon (72) vers 1660

 

Turpin Jean, armurier au bourg, Cossé-le-Vivien +21.8.1656

 

Rocher Jean x Jeanne Belhault, Craon (53) (A. t3)

 

1 arquebusier homme d'armes, SteSuzanne 1538-1600

 

Duval Ferdinand armurier, Lion-d'Angers (49) 1883

 

Dupuy Jehan

Ponts-de-Cé 1619 (acte coll. pr.) signature

Claude II de Réméon dit "Mocquet" capitaine d'arquebusier

Chappedasne paroisse de Saint-Firmin 1601 (notes StVenant p302)

René II de Malherbe Sgr de Huchigny nommé gouverneur de Vendôme commandant 50 arquebusier à cheval

Coulomniers 1562 (Notes StVenant p215)

Guy Dufeu °Livré(53) 12.3.1666 x Rennes 28.5.1695 Guillemette Boursin

+ Rennes 23.1.1735

Beasse François, arquebusier, Villaines-la-Juhel (A.t1)
Benard Jean, arquebusier, Laval, 1609 (A.t1)
 
Armes dans les inventaires après décès du Haut-Anjou
  plus sur les inventaires après décès en Haut-Anjou
CANONNIÈRE. s. f. petite ouverture dans une muraille, pour tirer des coups de mousquet ou d'arquebuse, sans être vu. 

décès par les armes, assassinats, duels

  • †1590 3 septembre StJean de Linières (49) « requête de Sébastien Macé au provost de l’armée pour le Roy en Bretaigne, pour estre autorisé à enterrer son père, tué la veille de plusieurs coups d’épée près sa maison de StJean de Linières, où le corps est gisant, mort et serait incontinent putréfié, attendu la chaleur, dans un champ, sur le grand chemin, pour éviter la férocité des bêtes sauvages »
  • †1591 26 juin Vitré(35) Lucas de Vaufleury, tué d'un coup d'arquebuse  
  • †La Bigottière(53) 31.8.1597 Gilles Héricot, tué d'un coup d'arquebuse (A.t1) 
  • †1606 6 juin Le Pertre (35) René Bouvet tué d’un coup d’arquebuse les assassinats au Pertre sont ordinairement commis par les archers de la gabelle
  • †1616 en mai Le Pertre (35) Jean Sanguin tué d’un coup d’arme à feu
  • †1611 22 février le sieur d'Alleray fut tué d'un coup d'arquebuse. Ce fait est connu sous le nom de "drame d'Alleray" (Notes StVenant p468)
  • 1619 3 janvier Le Pertre (35) Macé Legeleux d’un coup d’arquebuse
  • †1619 24 mars Le Pertre (35) Pierre Blenlu
  • †1626 5 février Jehan Laurent, de la paroisse de Pouancé, lacquais de M. du Plessis de Gesté, a été condamné, par jugement en dernier ressort au siège présidial d’Angers, à être pendu & étranglé pour avoir tué un métayer d’un coup d’arquebuze, auquel après lui avoir en la forme accoustumée prononcé sa sentence, & icelui baillé entre les mains du bourreau, lequel l’a mené au supplice en la place des halles pour le pendre & être exécuté, a été recoux & osté d’entre les mains de l’exécuteur de la haute justice par des lacquais qui l’ont mené en Boisnet, & mis en un bateau, & l’ont mené au village de Recullée, & icelui sauvé, au moyen de laquelle évasion ledit bourreau & été mis en prison en une basse fosse. (Journal de Louvet - Récit véritable de tout ce qui est advenu digne de mémoire tant en la ville d’Angers, pays d’Anjou & autres lieux depuis l’an 1560 jusqu’à l’an 1634.) 
  • 1626 19 juillet Le Pertre (35) Jean Trugeot par les archers du prévôt de Laval
  • le 3.9.1630 le sieur Gault, tavernier rue Saint-Michel à Angers, reçoit un coup d’épée de Charles Pichon sergent venu le contraindre à payer les maltoustiers (impôt). Le peuple ému veut le lyncher, & pour y échapper il se constitue prisonnier. Il est condamné à être pendu & être étranglé. (Journal de Louvet)
  • †1634 5 juin Le Pertre (35) Michel d’Avennières d’un coup d’épée
  • †1638 19 octobre Le Pertre (35) Nicolas Desvallées d’un coup d’arme à feu
  • †1641 3 avril Le Pertre (35) Robert Graveron, sonneur de violon
  • †1642 2 mars Le Pertre (35) Olivier Yvon d’un coup d’épée
  • †1645 le 16 juin, Brain sur les Marches (53) Nicolas Beaudon, d'un coup d'arquebuse
  • †1649 1er février Le Pertre (35) h.h. Jean Couldray greffier à Brielles d’un coup de fusil
  • †1652 8 avril Le Pertre (35) Jean Lemeix d’un coup d’épée
  • †1656 4 août Le Pertre (35) Nicolas dit « Balazé » saulnier, d’un coup de fusil
  • †1656 25 août Le Pertre (35) Louis Benard
  • †1660 23 avril Le Pertre (35) un gabeleux
  • †1661 14 août Le Pertre (35) Pierre Rubin d’un coup de fusil
  • 1661 27 septembre Pouancé la Magdeleine, a été ensépulturé près la croix de la chapelle le corps de Charles Marchandi peraieur de la rue Painte à Angers la Trinité, lequel avoit esté frappé d’une sienne baionnette & sept jours après est décédé » Nota : la baïonnette est aparue en 1642 seulement, les Hollandais l’adoptent en 1647 & aurait été introduite en 1669 dans l’armée Française (in La Grande Encyclopédie, Lamirault Paris)
  • 13.12.1674 sur la grée des Hommeaux à Pouancé, l'abbé Lefort, prêtre de Chazé-Henri, est assassiné à coups d'épée par un chirurgien de Chazé
  • 1682 14 juin La Ferrière-de-Flée « a été inhumé un homme inconnu âgé d'environ 30 ans, qui fut tué dans le grand chemin de Craon à Angers le jour précédent »
  • †1712 31 mai, lors d'une collecte de la taille, Julien Letourneau, meunier aux Soucis, est tué
  • †1779 un nommé Rousseau, de StCyr le Gravelais, employé dans les gabelles, tué d'un coup de fusil
  •  Le 25.1.1691 Hubert Minoche, couvreur d’ardoise demeurant à St Clément les Nantes, dénonce à Mr le procureur du roi du siège présidial et sénéchaussée et comté de Nantes qu’il a vu et qu’il est de notoriété publique que Me Raymond Isnard reveceur des traites à Candé en Anjou, lequel faisant un grand négoce d’ardoises en cette ville en partit le 23.12. dernier, qu’il logea le même jour de son départ à la barre de Mauves en l’hôtellerie du sieur Davy, que le lendemain ou le jour subsequent le cheval dudit Isnard a été trouvé tout équipé attaché dans un pré joignant le grand chemin à une lieue de Mauves, les pistolets à l’arson de la selle, les bougettes ouvertes, les bottes, le brandebourg et quelques autres hardes du sieur Isnard sur son cheval, sans qu’on ait trouvé ni vu son corps depuis tout ce temps, en sorte qu’on ne doute nullement que ledit sieur Isnard ait été assassiné ou volé et comme le public crie vengeance d’un crime aussi horrible, que celui-là d’ailleurs que ledit Minoche qui travaillait souvent pour ledit sieur Isnard au courte des marchandises qu'il faisait venir sur les portes de la ville par la considération et le ressouvenir qu’il doit à sa mémoire ne peut suffir l’impunité de ce crime, il se trouve obligé d’en faire comme il fait présentement, la dénonciation à mondit sieur le procureur du roi, à ce qu’il ait à se mouvoir de son office pour poursuivre la punition du vol et assassinat qui doit avoir été commis il y a déjà près de 15 jours en la personne du sieur Isnard, déclarant ledit Minoche n’entendre ni ne vouloir aucunement être partie directe ni poursuivante de tout quoi il nous a requis lui raporter le présent acte pour valoir et servir ainsi que de raison (AD44-4E2/642 Delalande Nre royal à Nantes).

    Le 10 fructidor an X (1801) Mathurin Baron °La Rouxière 19 ans laboureur est condamné pour homicide à 20 ans de fer (=le bagne) après avoir été attaché à un poteau placé sur un échafaud et exposé aux regards du peuple pendant 6 heures, un écriteau au dessus de sa tête. Il était à une partie de danse au village de Lerbrais avec Jacques Bouin, lorsque se leva entre eux une dispute sur la manière dont devaient se régler les tours de danse. Echauffé par le vin et la danse, il frappa Jacques Bouin sur la tête d'un coup de baton de la grosseur du poignet. Celui-ci fut renversé, puis transporté sans connaissance noyé dans son sang chez son père où il mourut le lendemain. (AD44)

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