Armes dans les inventaires après décès, relevées par Odile Halbert
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achat des munitionsépée de parure | même les femmes
 

métier

date

armes

Armel Saiget, teinturier à Craon

1690

1 fusil à tirer

Maurice Barré, ex-président du gernier à sel de Pouance, fermier des Forges de La Prévière

1721

1 épée à poignée agathe & argent
1 vieux sabre rompu
3 paires de pistolets
2 vieux fusils

François Belot, hôte à Pouancé St Aubin

1748

1 pistolet
Jean Franco, fondeur
au fourneau de la Prévière

1721

3 fusils
3 pistolets (2 de selle, 1de poche)
2 épées
forgeur, Jacques Justeau,
La Chapelle/Oudon(49)

1718

    1 vieux fusil,  

    1 pistolet,  

    1 hallebarde,  

    1 sabre

marchand de fil, Michel Jallot, Le Bourg-d'Iré(49)

1718

    1 paire de pistolets d’arçon,  

    1 pistolet de poche

marchand tanneur, Julien Jallot, Noëllet(49)

1724

    1 fusil

    1 paire de pistolets d'arçon

grenetier, René Richard, Pouancé(49)

1730

    1 vieux fusil,  

    1 paire de vieux pistolets d’arçon,  

    1 vieille épée

fermier, Lézin Leroueil, Noëllet(49)

1709

    2 fusils

notaire seigneurial, J.F. Cheussé, 61 ans Noëllet

1716

1 vieux fusil

notaire seigneurial, J.F. Cheussé 43 ans

1695

1 fusil
1 vieille épée sans foureau

bourgeois, François Besnard, Châteaubriant(44)

1761

    1 fusil

François Goussé, Ahuillé(53)

1736

1 mousqueton ou arme à feu
1 épée et son ceinturon
meunier, Julien Morillon, Armaillé
1735
1 fusil
René Taulpin,
président grenier à sel, Pouancé
1725
2 pistolets
1 vieux fusil
1 épée
Antoine Pillegault
sieur de l'Ouvrinière

1704

des pistolets à foureau de cuir rouge
un vieux fusil
Pierre Bonnelle,
chirurgien, Villepot
1743
1 couteau de chasse galon or et argent
2 pistolets d’arson
11 fusils + 1 fusil
2 pistolets de selle
Augustin Rollet de Vieux-Pont,
château de Chazé-Henry
total armes 250 L

1743

1 fusil à 2 coups,
3 fusils,
4 pistolets,
1 bayonnette,
1 épée à poignée d'argent,
1 épée commune à poignée de cuivre
 
Beaucoup de vieilles armes, héritées probablement.
Tous ceux qui se déplacent avec marchandises ont des pistolets d'arçon. Pas d'armes à feu chez les laboureurs, mais le baton, le broc et la hache. L'arme la plus curieuse à Pouancé est la fritte, nom donné localement au gros baton que porte avec lui le collecteur d'impôts | haut de page
 

achat des munitions :

Pour les armes à feu, en 1661, vente de plombs, poudre, bombes chez Rouleau ciergier près la Cathédrale Saint Maurille à Angers
 

swords_hr.gif épée, accessoire de parure :

réservée autrefois à la noblesse, le porte de l'épée devient sous Louis XIV un élément de parure élégante dans la haute bourgeoisie, mode qui passera fin 18e siècle.  Selon Laure Moreau, la haute bourgeoisie nantaise porte l'épée « à poignée d'or ». En Haut-Anjou Maurice Barré et Augustin Rollet de Vieux-Pont se contentent de la poignée d'argent. Augustin Rollet possède d'ailleurs une autre épée, dite commune, ce qui souligne clairement l'usage de parure de l'épée à poignée d'argent. Pierre Bonnelle, malgré ses 17 armes, arbore un couteau de chasse à poignée d'argent, dont ont peut dire qu'il est parure. Cette mode du port de l'épée est à rapprocher de celle de la canne qui perdurera. haut de page
 
même les femmes
Eh oui ! je suis la première surprise, et je ne comprends pas, mais Marguerite Saiget acquiert en 1715 des meubles auprès de son frère Joseph teinturier à Craon, pour la somme de 120 L, dont un fusil à tirer pour 10 L
Je prétends que les femmes ne chassaient pas au fusil dans la bourgeoisie de 1715, et je n'ai pas d'explication, merci de me dire si vous en avez une idée :